Un livre est un détonateur qui sert à faire réagir les gens!
A.N.

dimanche 6 mai 2012

Les choses infectes...

Hier soir j'ai terminé La guerre des chocolats et j'en suis toute retournée... Mais évidemment ce n'est pas mon rôle de dévoiler l'intrigue du roman, pas dans les premières lignes du moins!


Ce livre a été écrit par un auteur qui commence désormais à m'être familier, Robert Cormier, je n'avais pourtant pas aimé La brocante du coeur mais en choisissant ce livre c'était une manière de lui laisser le bénéfice du doute et une chance de conquérir mon cœur littéraire!
J'ai choisi ce livre car dans la quatrième de couverture on apprend que Jerry Renault un élève qui a perdu sa maman et qui est donc psychologiquement affaibli va s'opposer à un énorme système scolaire en refusant de vendre les chocolats, et j'ai adoré cette intrigue. Qui n'a jamais dû vendre de la camelote pour financer des projets dont on n'entend plus jamais parler une fois la vente terminée? Qui oserait "déranger l'univers?"

Jerry, mais à quel prix! Autant dire qu'il en prend plein la G...... pendant tout le livre et pourtant il ne fait rien de mal sauf lutter contre une société autoritaire et injuste, car en plus de l'institution, les Vigiles, un espèce de club influent dans l'école s'en prend à lui aussi, poussé par un professeur malveillant, voulant vendre ses chocolats à tous prix.
Et notre Jerry Renault après avoir été massacré se rend compte qu'il ne peut pas lutter seul contre le pouvoir, il se désillusionne, il est prêt à rentrer dans le rang, pourvu qu'on  le laisse avoir le droit d'exister dans la norme. Je ne m'attendais pas à une telle fin, mais est-ce vraiment une fin? Car j'ai vu qu'il existait un autre livre de Cormier appelé "Après la guerre des chocolats" , à méditer!


Voici un extrait qui a suscité beaucoup d'émotions en moi:


« Ten fais pas » disait alors Cacahuète, en serrant un peu plus Jerry. Jerry se sentait brisé. « Tout ira bien. »
Jerry se redressa vers la voix pour y répondre. Il fallait répondre ; Mais il gardait les yeux fermés, comme s'il pouvait ainsi atténuer la douleur. Mais c'était autre chose que la douleur qui le poussait. La douleur faisait partie de son existence, mais cette autre chose qui pesait sur lui comme un fardeau terrible. Quelle autre chose ? La révélation, la révélation : ce qu'il avait découvert. Amusant comme son esprit était soudainement clair, séparé de son corps, flottant au dessus de lui, au dessus de la douleur.
« Ça ira bien, Jerry . »
Non, ça n'ira pas. Il reconnut la voix de cacahuète et c'était important de partager la nouvelle avec lui. Il fallait qu'il lui dise de jouer le jeu, de jouer au football, de courir, de faire partie de l'équipe, de vendre des chocolats, de vendre tout ce qu'ils voulaient qu'on vende, de faire tout ce qu'ils voulaient qu'on fasse. Il essaya de prononcer les mots mais il y avait quelque chose qui n'allait pas dans sa bouche, ses dents , son visage. Mais il persévéra quand même et dit à Cacahuète ce qu'il devait savoir. Ils vous disent de faire comme ça vous plaît mais ils ne sont pas sincères . Ils ne veulent pas qu'on fasse à notre guise sauf si c'est aussi la leur. C'est une blague Cacahuète, une duperie. Ne dérange pas l'univers, Cacahuète, peu importe ce que disent les affiches.



dimanche 29 avril 2012

Les temps parallèles de Robert Silverberg.

Un livre de science-fiction futuriste avec une intrigue très intéressante, voyez plutôt la quatrième de couverture:



La dernière mode, c'est le tourisme temporel. Visitez la Rome des Césars, le Golgotha le jour de la crucifixion du Christ, les venelles de Constantinople lors du sac de la ville par les Croisés.
     Mais ne vous écartez pas du chemin qui vous a été tracé, sous peine de disparaître dans un paradoxe temporel.

     Voici l'un des romans les plus jubilatoires de Robert Silverberg, une des plus grandes figures de la science-fiction américaine.





Un concept extraordinaire! Imaginez que tout cela soit possible! Ce livre dénonce un peu l'envie que l'homme a de tout vouloir commercialiser même ce qui ne devrait surtout pas l'être, jouer avec le temps n'est jamais bénéfique surtout quand on accumule les paradoxes temporels! 
Notre héros est Judson Daniel Elliott qui veut devenir guide temporel, de la période byzantine plus particulièrement. Ce personnage n'est pas un héros par excellence, au fil du livre on sent qu'il a du mal à trouver sa place dans la société. Il va tenter de tracer sa généalogie grâce à son pouvoir de guide temporel et finira par tomber amoureux d'une de ces ancêtres. Hélas il lui arrivera toute une série de mésaventures car on ne peut jouer avec le temps impunément, la patrouille temporelle veille....



samedi 28 avril 2012

Un coup monté !

Une pièce montée de Blandine Le Callet.

Ce livre a été une vraie révélation pour moi, il raconte l'histoire d'un mariage vu par une série de personnages qui racontent tour à tour le mariage à travers leurs yeux. Ce récit polyphonique est une critique ouverte à la société bourgeoise et aristocratique. Tous ces gens qui sont beaux et riches et qui devraient être heureux, ne le sont non seulement pas et cachent en plus de lourds secrets. A travers ce livre c'est toute une époque qui est critiquée, des valeurs bourgeoises matérialistes, la peur de l'engagement, la signification du mariage et puis la désillusion d'une vie qu'on n'a pas su mener comme on aurait voulu. J'aimerais maintenant faire le portrait des personnages qui prennent la parole dans ce livre :
  • Pauline : elle commence le récit, elle est demoiselle d'honneur pour sa tante Bérengère, elle raconte le trajet en voiture dans la belle voiture de son père et est intriguée par Lucie, une jeune trisomique qu'elle a envie de connaître un peu plus.

  • Bertrand : c'est le curé qui va unir les époux, il est en proie à une solitude existentielle, même s'il ne doute pas de sa vocation il ne peut s'empêcher d'être déçu par ceux qui viennent dans son église pour avoir un bel endroit pour se marier et non parce qu'ils ont la foi. Il se rend compte que la religion n’intéresse pas les gens qui baillent dans l'assemblée lorsqu'il parle des textes. Il se trompera de nom de marié et finira méprisé de tous.

  • Madeleine : elle est la grand-mère de Bérengère et est exaspérée par ses enfants qui ne la laisse plus aucune indépendance depuis qu'elle a une maladie des yeux, elle cache un lourd secret qu'elle révélera à Bérengère la nuit de son mariage.

  • Hélène : c'est la mère de Pauline et la belle-sœur de Bérengère, elle est mariée à Alexandre et on a l'impression qu'elle est enfermée dans une vie qu'elle n'a pas voulu, une vie de snob, commandée par la famille de son mari qu'elle pense d'ailleurs quitter.

  • Marie : Marie est la sœur qui dérange dans cette famille d’aristocrates très conventionnelle, elle ne sait pas être classe, a un travail qui paraît absurde pour sa famille. C'est pourquoi elle parcourt le monde pour les oublier mais hélas ils trouvent toujours un moyen de la blesser en lui faisant comprendre qu'elle n'est pas comme eux. Au fil de l'épisode elle se lie avec la sœur de Vincent Agnès et elles finissent par s’embrasser devant toute l'assistance.

  • Jean-Philippe : c'est le vilain petit canard de la famille, le tonton râleur qui a fuit sa famille car il a épousé Sylvie, une fille qui n'était pas de son rang, mais qu'il aime comme un fou. Hélas, il n'a pas pu lui donner d'enfant ce qui la rend terriblement, désespérément malheureuse. Comme il se sent coupable il la laisse aller voir ailleurs, il considère que c'est sa punition.

  • Vincent : c'est ensuite au tour du marié de s'exprimer, il nous raconte sa peur du mariage, sa rencontre et son amour pour Bérengère, la façon dont elle a changé lors de l'organisation du mariage.

  • Damien : il est un collègue de Bérengère qui a été relégué à la table des célibataires car il est considéré comme un bon parti par Marie. Il va aux mariages pour séduire les « moches » afin de gagner un pari, mais cette fois-ci, c'est lui qui tombe dans le piège.

  • Le livre se termine par Bérengère, la mariée. Dans ce chapitre sa grand-mère lui révèle son terrible secret et c'est à son tour de douter du bonheur que lui procurera son mariage.
Il faut savoir qu'il existe un film tiré de l'ouvrage porté par notre compatriote et étoile montante Jérémie Renier (alias "cloclo") et Clémence Poésy découverte dans "Harry Potter et la coupe de feu".

dimanche 15 avril 2012

Le doigt tendu de C. Raucy.

A la mi-mai nous allons accueillir en classe l'auteur Belge Claude Raucy, pour préparer le mieux possible cette rencontre nous devons lire quelques-uns de ses ouvrages.

Le premier est "le doigt tendu", livre très court dont j'avais beaucoup entendu parlé. Hélas je dois dire que j'ai été un peu déçue...

Cette histoire raconte l'histoire de Pierre, un jeune homme de 13 ans qui vit à Bruxelles. Un jour éclate la seconde guerre mondiale, il apprend alors qu'être juif signifie la fuite. Ses parents l'envoient à Saint-Mard, chez les Lagrange pour qu'il soit en sécurité. Il devient ami avec un certain Jaques. Les jours s'écoulent et puis les boches finissent par arriver chez lui avec à leur tête, Jaques, le doigt tendu dénonçant son ami... C'est un choc pour Pierre et le début d'une longue fuite à travers la France....

Ce que je reproche à ce livre c'est qu'il est beaucoup trop court bien que je reconnaisse que ça puisse être utile à des élèves qui n'aiment pas beaucoup lire. Je n'ai pas réussi à avoir de l'empathie pour Pierre même s'il vit des choses terribles... Peut-être la manière dont est racontée l'histoire ou le fait qu'on ne décrive pas assez les choses comme la relation avec Rebecca, on a pas le temps de s'accrocher aux personnages contrairement à d'autres livres du même sujet.

On nous parle des horreurs de la guerre même pour les personnes qui ne sont pas dans des camps et c'est ce que je trouve le plus intéressant dans cet ouvrage. Je me réjouis de rencontrer M. Raucy pour lui poser quelques questions à propos de ce roman.

Après la rencontre avec Claude Raucy: 

Ce que j'adore avec l'analyse des romans c'est que même ceux que je n'aimais pas après les avoir lu, une fois qu'on les analyse en classe (et ici avec un auteur!) je trouve toute une dimension à laquelle je n'avais pas pensée, découvre des approches différentes et fini par apprécier l’œuvre. Beaucoup n'ont pas aimé la fin mais au final je la trouve parfaite, elle laisse la porte ouverte à toutes sortes d'intrigues et j'admire le héros, Pierre, pour n'avoir pas dénoncer son ami, on ne dit pas qu'il lui pardonne, non. On démontre juste qu'il a compris la leçon de la guerre et qu'il n'a pas choisi la même voix que les nazis et que tout ça l'a grandit.

Ce fut une rencontre fort sympathique avec un personnage de notre paysage littéraire, si plus d'auteurs passaient du temps avec des écoles ce serait vraiment intéressant pour nos élèves plus tard. Merci Claude Raucy! 

La scandaleuse....

La dernière fois que je suis rentrée dans un magasin de livre pour acheter SEULEMENT les livres sont j'avais besoin pour l'école (budget oblige..) et bien je suis repartie avec les livres dont j'avais besoin ET "Apocalypse bébé" de Virginie Despentes, une petite lecture plaisir, c'est ce qu'il me fallait avant de me confronter au "troupeau aveugle" et autres joyeusetés qui attendent mon pauvre cerveau au tournant!


Commençons par le titre que j'ai trouvé vraiment horrible et qui a mis du temps à prendre sens mais tout vient à point à qui sait attendre parait-il.

La première de couverture, très tape à l’œil, est jaune vif avec un titre en noir et rouge et une créature étrange qui semblent attachée.
Ensuite la quatrième de couverture qui propose un résumé apéritif que je n'oublierai pas de transcrire plus tard et des "petits mots" de journaux chantant les louanges de l'auteur, le mot "scandaleuse" me saute au yeux et je m'attend donc à un livre assez subversif. Notons aussi que ce livre a reçu le prestigieux prix Renaudot.


Il est d'ailleurs amusant de constater le changement entre les deux couvertures avec ou sans prix Renaudot. La barbante couverture qui n'a comme seul argument de vente que ce fameux prix et l'autre totalement délirante qui nous en dit long sur l'univers auquel on va avoir à faire.



Ce récit peut être considéré comme polyphonique. Tour à tour les personnages vont raconter leur histoire, leur rencontre et leurs moments avec Valentine, ce voyage conduira nos deux détectives de Paris à Barcelone, un vrai road-book avec une fin explosive!
Car le pitch de cette histoire est la disparition de la jeune Valentine. Suivie par une détective privée, elle échappe à sa surveillance, c'est donc la grand-mère de Valentine qui charge Lucie, une détective privée un peu empotée, de retrouver sa petite-fille totalement dépravée. Lucie va se faire aider par La Hyène, une détective professionnelle avec des méthodes assez spéciales.

Récemment une autre œuvre de Virginie Despentes, Bye-bye Blondiea été adaptée au cinéma par l'auteur elle-même avec dans les rôles principaux Béatrice Dalle et.... Emmanuelle Béart! Ce qui est original c'est que dans le roman on parle d'une histoire d'amour entre un homme et une femme et puis dans le film, subitement, l'homme devient Emmanuelle Béart! Il y a aussi  la chanteuse Soko qui pointe le bout de son nez. J'ai trouvé ce film sympa sans être un chef-d’œuvre absolu avec une bande son sympa mais une jeunesse des années 80 un peu trop kitsch et caricaturée, enfin maintenant je n'y étais pas donc je suis assez mal placée pour juger!





mardi 27 mars 2012

Je vais bien ne t'en fais pas!

Vendredi passé j'ai été voir Aaron en concert.
Quel rapport avec ce blog?
Eh bien ne connaissant ce groupe que par la chanson "Lily" une série de liens s'est créé dans ma tête...
Cette chanson qui les a propulsés sous les projecteurs provient du film "Je vais bien ne t'en fais pas" (les débuts de Mélanie Laurent au cinéma!) qui est inspiré du livre du même nom d' un certainOlivier Adam.
Cet auteur vous dit certainement quelque chose chers FLES, car quand il ne s'essaye pas à la poésie il écrit de très bons livres, voyez plutôt le résumé apéritif:

En rentrant de vacances, Claire apprend que son frère a quitté la maison. Personne ne sait pourquoi. Depuis, elle reçoit des cartes postales de lui, envoyées de villes toujours différentes. Elles sont rares mais il y exprime toujours la même chose : il aime sa sœur, il va bien mais il ne rentrera pas. Il ne dit pas pourquoi il est parti. Lorsque Claire a une semaine de congé, elle décide de partir à la recherche de son frère à Portbail, la ville d'où provient sa dernière carte. Là-bas, elle va découvrir une partie de la vérité sur la disparition de son frère. Elle rentre à Paris et reprend son travail à Shopi. Lors d'une fête, elle rencontre Julien. Celui-ci va faire la lumière sur toute cette histoire.



Je vous recommande également le film réalisé par Philippe Lioret en 2006. 
En voici la bande annonce ;)

jeudi 22 mars 2012

Serge Brussolo et son univers incroyable

Attention chers amis et chères amies cet article concerne un auteur incroyable!
Si vous ne connaissez pas encore le génie de Serge Brussolo je vous conseille de vous y mettre, il sévit autant en littérature jeunesse qu'en littérature générale dans le domaine de la science-fiction et du policier voir un brin d'historique quelques fois....

Cet auteur nous ouvre des portes de mondes fabuleux, auquel seul lui pourrait penser! J'ai dévoré étant jeune (et encore maintenant j'avoue) les aventures de Sigrid, la fille aux cheveux bleus qui se transforme en sirène au contact de l'eau, qui va se retrouver sur d'autres planètes, dans le ventre d'un dragon, tant de quêtes surprenantes auxquelles on ne devine jamais le dénouement et c'est là le talent de l'auteur! Il passe son temps à nous mener subtilement vers une autre piste  et on se prend toujours une grosse claque à la fin de ses romans, même moi en ayant lu un très grand nombre je ne repère pas son mode opératoire!

Outre Sigrid en littérature jeunesse on retrouve aussi Peggy Sue, qui doit se battre contre les invisibles avec son chien bleu et puis au fil des romans le ton change et elle se retrouve dans des quêtes bien plus incroyables!

En littérature générale il y a aussi quelques perles, tel que les Lutteurs immobiles, l'armure de la vengeance, la prisonnière du pharaon et tellement d'autres! Car cet auteur est très prolifique et ce n'est pas pour me déplaire ::


Voici quelques résumés apéritifs qui je l'espère, vous mettront l'eau à la bouche!

1. Les prisonnières du pharaon:
 Que faire quand on se retrouve prisonnière d'un harem perdu aux confins du désert, encerclée par les tempêtes de sable et les mirages trompeurs ?Comment échapper aux pièges de cet univers clos où le crime rôde chaque nuit, cherchant une victime parmi les dormeuses du sérail ?Comment rester en vie quand on est livrée, pieds et poings liés, à un prince reclus, dont les fièvres ont ravagé l'esprit ?Grand maître du mystère, Serge Brussolo ouvre pour ses lecteurs les portes d'un univers trouble où le danger guette le promeneur imprudent à chaque coin d'ombre.Quand les mille et une nuits se changent en mille et un cauchemars !



                                                                                                                                              
2. Les lutteurs immobiles:

Halte au scandale du gaspillage ! Désormais, la Société Protectrice des Objets veille... Que diriez-vous d'être couplé à une tasse de thé de façon que la moindre fêlure de la porcelaine se décalque aussitôt sur votre propre squelette en une superbe fracture ouverte ? Imaginez le cauchemar... imaginez d'autres couplages. Avec des vêtements, des livres, des disques, une maison... Brussolo invente ici un de ces univers piégés comme il en a le secret. Un univers où la moindre action est génératrice de suspense et dont la charge symbolique donne à réfléchir. Fable écologique ambiguë ? Parabole de notre dépendance des objets ? Des sinistres trouvailles du pouvoir pour nous faire filer droit ? Sans doute tout cela à la fois et plus encore...



3. L'armure de la vengeance:

Par une nuit sans lune Jehan de Montpéril, le chevalier errant, est chargé d'escorter au fond de la forêt six fossoyeurs porteurs d'un cercueil bardé de fer.
C'est une armure vide qu'il s'agit d'enterrer. Une armure maléfique, une armure tueuse qui, dit-on, bouge toute seule et répète, passé minuit, les gestes de mort appris sur le champ de bataille. Malgré cela, bien des chevaliers la convoitent, au risque de voir leur famille décimée par le vêtement de métal ensorcelé. Qu'importe ! N'a-t-il pas la réputation de rendre invincible celui qui s'en revêt ? Une malédiction pèse-t-elle vraiment sur l'armure ? Ou bien quelqu'un se sert-il de cette légende pour mener à bien une vengeance mystérieuse ? Une enquête gothique et cruelle, par l'auteur du Chien de minuit, prix du Roman d'Aventures 1994, qui nous convie à une envoûtante exploration des sortilèges du Moyen Age.
Le chef-d'oeuvre du maître français du suspense machiavélique. Dans un style d'une épure et d'une puissance qui laisse loin derrière les best-sellers venus d'outre-Manche et d'outre-Atlantique. Christian Gonzalez, Madame Figaro.