Un livre est un détonateur qui sert à faire réagir les gens!
A.N.

mardi 20 mars 2012

Hommage à mon premier amour livresque :)

Ma grande histoire avec les livres remonte à un peu près douze ans, un vieux livre tout écorné qu'une camarade de classe me donne pour je ne sais quelle occasion, il est resté quelques mois à traîner, son aspect ne m'encourageais pas à y toucher et puis un jour désespérant des âneries passant à la télé, je me lance et j'ouvre le roman.... pour ne plus le lâcher!

Et ce livre c'est Mathilda de Roald Dahl!

Une petite fille très intelligente  cette Mathilda, enfant précoce, ignorée par ses torciveux de parents (ici on dirait que ce sont des "barakies" mais bon...), qui va tenter de les punir de leurs arnaques et de leur bêtise de façon vraiment drôle! Et puis elle va rencontrer mademoiselle Candy à l'école, sa maîtresse qui va se battre pour que ses parents reconnaissent le génie de leur fille mais qui, de son côté,  cache aussi un lourd secret que Mathilda ne tardera pas à décourvir....

J'ai pas mal relu ce roman depuis et je lui trouve toujours autant de qualités et je crois que si je veux devenir professeur de français aujourd'hui c'est en grande partie grâce à lui et à la joie que j'ai éprouvée à l'époque.

Ce roman a donc été écrit par Roald Dahl à qui ont doit énormément de succès (à juste titre!) comme Charlie et la Chocolatrie (et oui Tim Burton n'a rien inventé sur ce coup!), Danny champion du monde, ou encore le Bon gros géant. Tous ces romans sont illustrés par Quentin Blake qui a collaboré avec Dahl pendant de nombreuses années!

En cette période d'épidémie de grippe, voici le Virus Liv3 ou la mort des livres...



Virus L.I.V.3 ou la mort des livres
C. Grenier

Hommage ouvert à Farenheit 451  ce roman, destiné aux adolescents, prend pourtant un autre point de vue face à la disparition des livres. Cet ouvrage est dautant plus captivant que la question un peu taboue de la disparition des livres au profit des médias, se pose à lheure actuelle.



C
e livre aborde une thématique très piquante à l’heure les médias et la technologie prennent de plus en plus de place dans nos vies et que notre façon de lire a bien évolué, en effet on ne lit plus que des livres de papier mais aussi des écrans, des publicités etc. Le monde imaginé par Christian Grenier oppose les « lettrés » aux « zappeurs », ces derniers ont créé un virus qui efface tous les livres au fur et à mesure qu’ils sont lus et qui permet d’en faire une lecture toute particulière en rendant le lecteur acteur de l’histoire du roman (un peu comme dans un jeu vidéo ?).
Allis L.C. Wonder, notre héroïne, est une lettrée, hélas elle est sourde et muette, il est donc plus facile pour elle de communiquer via un ordinateur à sa seule amie (virtuelle) : Mondaye, ce qui n'est pas vu d'un bon œil par les lettrés.

Allis a écrit un livre qui lui permet daccéder à lacadémie, étant désormais devenue une Voyelle, elle est envoyée en mission pour trouver le quartier général des Zappeurs et anéantir le virus.

Ce roman de science-fiction est intéressant pour faire parler les adolescents de leur relation avec les livres et les médias, il y a aussi de nombreuses références, quelles soient cachées dans les noms des personnages (Allis L.C. Wonder ou Alice in Wonderland de Lewis Carrol) ou quelles soient plus explicites quand les personnages sautent dans la métamorphose de Kafka ou lisent un livre dans limmense bibliothèque du capitaine Nemo. Autant de références qui feront sourire les lecteurs avertis mais qui pourront aussi ouvrir de petites portes vers les grands classiques aux lecteurs moins aguerris! Le point de vue de lauteur est original car il prend les lettrés comme tyrans dune société les médias sont interdits alors que cest souvent la question de la disparition des livres qui est au centre des préoccupations. Malgré le volume assez léger du livre lhistoire est bien développée, le seul bémol est cette histoire un peu facile entre Lund « Sonn, Monday(e) » et Allis qu'on a vite fait de deviner et qui n'apporte pas grand chose au roman. Un autre atout du roman est  la mise en scène de personnages ayant un handicap : Allis, la lettrée est sourde et muette et Lund, le zappeur est aveugle, leur handicap peut souvent être pallié grâce à la technologie, Allis communique grâce à un ordinateur tansi que Lund retrouve la vue grâce à des caméras. 

lundi 27 février 2012

Oh non! Je suis accro :)

Je me réjouis d'avance de vous parler du dernier livre que j'ai lu pour le cours et il s'agit de Junk écrit par Melvin Burgess (et je ne savais même pas qu'il était l'auteur de Billy Elliot!)

Dés la première ligne on est captivé par ce Nico qui est  maltraité par ses parents et qui songe à s'enfuir vers la ville. Il aime Gemma, Gemma a besoin de lui pour fuir ses parents qui ne sont pas bien méchants mais qui ont bien du mal à communiquer avec leur fille lors de son passage très rude à l'adolescence.
Nico fuit à Bristol et tombe sur des anarchistes plus ou moins sains qui l'aident à trouver un logement dans un squat. Jusque là tout va "bien".

Tout bascule le jour où Gemma vient rejoindre Nico qu'elle n'aime pas plus que ça (tandis que lui est fou d'elle) et va faire tout pour le compromettre et le fera même quitter ses amis Vonny et Jerry pour l'entraîner chez Lily et Rob qui ont des projets bien plus sombres que les premiers. Comme le titre le suggère, le livre nous parle de drogue, de la descente aux enfers  de jeunes (très jeunes!) qui sont aspirés dans la spirale infernale de la drogue.

Le récit est polyphonique ( à l'instar de L'enfant Océan) et on découvre l'histoire à travers toutes sortes de personnages qui la racontes mais ceux qui reviennent le plus souvent sont Gemma et Nico.

Ce qui m'a plut dans ce livre est la façon de raconter les choses du point de vue des personnages qui sont très variés et tous utiles, j'ai été très surprise du dernier passage où le père de Nico s'exprime et où il se justifie et répond de ses actes. L'histoire est racontée 'objectivement' sans qu'on tombe dans la moralisation et l'évolution des personnages (surtout de Gemma qui est une peste dans nom au début mais qui arrêtera tout à partir du moment où elle tombe enceinte) est vraiment fascinante, il y a les junkies qui s'en sortent (seule Gemma y arrive), ceux qui essayent mais qui n'arriveront jamais à s'en détacher totalement et ceux qui en mourront et resteront dedans toute leur vie comme Lily et Rob...
Un livre à mettre dans les jeunes mains et qui pourra peut-être faire réfléchir à deux fois avant de prendre de la drogue et de tomber dans ce cercle vicieux.


Ce livre me fait pensé à l'album American idiot de Green Day et surtout la chason Jesus of Suburbia (les images sont tirées du clip).

O Brave New World!

Aujourd’hui"hui je vais m'attaquer à un grand classique de la littérature, Le meilleur des mondes de ce cher Aldous Huxley!

Inutile de dire que ce livre a déjà été analysé maintes et maintes fois par toutes sortes de personnes et que je ne vais pas m'attarder à une analyse profonde et déjà vue mais je vais plutôt m'attacher à ce que m'inspire ce roman et essayer de dépeindre la société dans laquelle évoluent les personnages.... En route!

Ce livre a été écrit en seulement quatre mois, j'ai l'impression qu'au vu du temps qu'il a mis pour l'écrire, il devait être pressé (ou peut-être très inspiré) de parler de sa société et de nous mettre en garde contre les dérives qu'elle risque d'engendrer...De quelle société et de quelles dérives s'agit-il? J'y reviendrai plus tard.

Mon premier ressenti en commençant à lire est que j'avais du mal à renter dans le roman car on est plongé dans l'action directement, sans aucun repère (in media res), et le monde qui y est décrit a peu de ressemblances avec le nôtre: l'histoire des enfants créés en laboratoire, etc.
On part véritablement à la rencontre d'une société totalement différente de la nôtre avec des valeurs farouchement contradictoire:

  • Les valeurs sociales:
Le mariage et la monogamie sont considérés comme honteux, même insupportable dans un monde où, l'amour n'a pas sa place, les hommes répugnent les "Sauvages" ces affreux vivipares!
  • Le conditionnement:
Les valeurs ne sont plus transmises par la famille et les parents car il n'y a plus de famille! Les enfants sont conçus en laboratoire, élevés collectivement et sont conditionnés pour aller à la rencontre des valeurs de la société.

  • Les classes sociales: 
Elles apparaissent sous forme de castes: l'élite de la société, destinés en quelque sorte aux fonctions les plus complexes sont les Alphas et à la rigueur les Bêtas
  • Le bonheur:
 il est indispensable, le peuple prend une drogue sans effets secondaires qui permet d'être heureux, de fuir la réalité, le "soma".

  • La religion: 
 Les dieux tels que nous les connaissons n'existent plus et sont remplacés par Notre Ford (référence au constructeur automobile qui a inventé le travail à la chaîne).
  • La sexualité:
Elle se pratique dès le plus jeune âge et deviens aussi banale que de dire bonjour, les humains n'ont plus de partenaires fixes car cela est mal vu.

 Résumé:


Demain, le bonheur sera universel. Et obligatoire ! Dans le meilleur des mondes les foetus sont « préparés» dans des incubatrices en fonction du rôle qu’on leur destine. Les futurs Alphas, de la caste des élites, reçoivent plus d’oxygène, plus de «pseudo sang». Quant aux futurs Epsilons, à qui l’on réserve les tâches les plus pénibles, on veille à ne pas développer leurs facultés intellectuelles : un bon ouvrier n’a pas besoin de penser. Dans le meilleur des mondes, un système éducatif qui façonne les esprits comme les corps, une société communautaire qui proscrit l’individualisme, où la cellule familiale ne peut exister. Dans ce meilleur des mondes méthodiquement planifié pour construire les hommes en fonction des besoins, pour contraindre un bonheur artificiel, pour museler les passions et les interrogations, il y aura bien un grain de sable pour s’insérer dans les rouages. Un récit incontournable écrit en 1931, qui n'a pas fini d'influencer écrivains et cinéastes.Fnac.com

samedi 11 février 2012

Ce livre qui dit tout!

Autant le dire d'emblée, j'ai trouvé ce livre incroyable, une vraie bonne découverte, un petit bijou condensé d'émotions!

Pour une fois commençons par l'auteur, je ne le connaissais pas et n'avais jamais lu de livre d'auteur néerlandais, il s'agit de Guus Kuijer dont voici une biographie:

Notre homme est né à Amsterdam en 1942, il a été instituteur, il a écrit pour les adultes et a même écrit un essai sur l'éducation. il a été récompensé par de nombreux prix.

"Ses livres invitent à une réflexion sur des sujets sérieux au travers d’histoires souvent drôles et vraiment complices des enfants. Chez d'autres éditeurs, il a notamment publié "Les Bonbons sont faits pour être mangés" et "Les Romans de Jonathan" (Bordas). Son oeuvre a été primée en Allemagne en 1979."



Ce livre m'a séduite car le personnage principal, le jeune Thomas Klopper est un garçon vraiment attendrissant et profondément gentil qui vit une situation  très délicate, ce qu'il veut faire plus tard? Être heureux...

L'histoire se passe en 1951, à Amsterdam, nous sommes donc dans une période d'après-guerre...
Thomas vit avec ses parents, son père catholique(/ Juif? je ne sais pas trop en fait...) extrémiste et qui a la main lourde quand la bible n'est pas respectée au pied de la lettre (il ira même jusqu'à battre son fils parce que celui-ci s'est trompé dans un couplet d'une chanson!!). Sa mère, aimante et victime d'un mari violent. Sa sœur Margot qui a l'air "bête" se révélera pas si stupide au fil du roman et en sera même un acteur très important...


Il y a aussi Madame Amersfoort (ouf je crois avoir bien réussi à écrire son nom!), la voisine "sorcière" communiste, et la belle Eliza à la jambe de cuir...
Et même Jésus de temps, qui apparaît comme un "fantôme" dans la tête de Thomas mais qui parle comme des personnes qu'il connaît (Tante Pie, etc.), il est là pour le "rassurer" en quelque sorte

Tout ces personnages vont au fur et à mesure de l'histoire aider Thomas à vaincre le "pharaon", toucher le coeur de son père qui n'arrive pas à accepter le bonheur.


Ce livre m'a bouleversée, tant d'émotion s'en dégage !! Et j'ai beaucoup aimé le fait de découvrir un auteur néerlandais, ça ne m'arrive pas souvent d'en rencontrer et je ne suis pas déçue!




dimanche 29 janvier 2012

Allons à la brocante, celle du coeur!

Oui parlons-en de cette brocante du coeur de Robert Cormier...

Tout d'abord le titre, qui je dois bien l'avouer, ne m'a vraiment pas attirée et qui, à mon sens est fort trompeur, on explique dans le livre pourquoi il a été choisi mais ça ne m'a pas convaincue et n'accroche pas vraiment le lecteur. Je me demande quel titre je lui aurais donné...

Soit! Après le titre, la première de couverture! Les pièces de puzzle, puzzle auquel jouaient Alicia et Jason, puzzle que Trent essaye de reconstituer pour trouver la vérité...


Commençons par un bref résumé avant une petite analyse:

Une petite fille est assassinée, personne n'arrive à mettre la main sur le coupable. On fait donc appel à Trent, un spécialiste de l'interrogatoire pour faire avouer un crime au coupable idéal, un jeune garçon, Jason.

Pour commencer l'analyse je dirais que ce livre est tout d'abord psychologique, On a Trent, l'as des interrogatoires, désespéré par ce métier qui lui vaut une reconnaissance unanime mais qui a rendu malheureuse sa femme qui est décédée. La culpabilité le ronge... Et pourtant, il n'hésitera pas à faire avouer un crime à un enfant qu'il sait innocent, de mettre la vie de celui-ci entre les mains de la justice et gâcher sa vie, tout ça pour un peu de reconnaissance d'un homme politique, je dois avouer que ça me dégoute au plus profond de moi-même.


Et puis on a Jason, le candide adolescent, qui n'a pas beaucoup d'amis, qui essaye de s'en sortir à l'école, il est fragile psychologiquement, il est fier de vouloir aider une police qui finalement le poussera à se poser des questions qui l'amèneront à tuer.


J'ai eu l'impression de lire ce livre passivement du début jusqu'à la presque fin tant la morale du personnage de Trent me répugnait...

Petit mot sur l'auteur: Robert Cormier est décédé comme nous l'annonce les premières pages du roman et ce livre a été publié après sa mort. il a vécu de 1925 à 2000 en Amérique, il a été journaliste et rédacteur en chef.




jeudi 5 janvier 2012

Triple de dose de... délicatesse!

On a jamais assez de délicatesse c'est pourquoi dans cet article je vais vous parler à la fois du livre et du film (tous les deux de David Foenkinos!)  qui vient de sortir et que nous nous sommes fait une joie d'aller voir avec Romain! Pour la troisième dose je vais aussi me servir de la bande originale du film qui a été composée par Emilie Simon ni plus ni moins! N'est-ce pas alléchant tout ça?!


Commençons par le commencement, le livre!

L'histoire commence quand François et Nathalie se rencontrent et vivent un amour parfait durant sept ans, mais un jour leur bonheur leur est enlevé par une voiture qui viendra percuter le pauvre François qui ne s'en relèvera jamais....
Nathalie doit maintenant et très péniblement reconstruire sa vie, elle s'enfuit dans le travail, et éveille beaucoup d'attentions dans son entreprise suédoise, notamment son patron qui est fou d'elle. Un jour, prise d'une pulsion, elle embrasse un homme qui nous est décrit comme insignifiant, banal, pas assez bien pour Nathalie?

Je vous laisse découvrir la suite par vous-même.....


Ce que j'ai pensé du livre? Eh bien j'ai vite accroché à l'humour de l'auteur complètement décalé, on ressent la douleur des personnages mais aussi toute leur humanité. le livre traite à la fois de deuil, de la vie après un amour si intense, et aussi de l'amour qui peut être tellement farfelu! Le livre est truffé de petites interludes contenant des définitions, des réflexions, des extraits tellement incongrus qu'ils font beaucoup rire et qu'on les attend avec impatience!




« Nathalie était plutôt discrète (une sorte de féminité suisse). Elle avait traversé l’adolescence sans heurt, respectant les passages piétons. » 


Deuxième round, le film!

Réalisé par l'auteur, on peut dire qu'il suit parfaitement la ligne du roman, il est porté par des acteurs de choix dont Audrey Tautou, Pio Marmaï (!!) et surtout François Damiens qui nous change ici de son rôle Dikkenek et François l'embrouille, hélas si les deux premiers sont excellents, le dernier ne semble pas très naturel dans son rôle, les répliques ont l'air d'être récitées et on a peur de voir surgir son vieil accent à tout moment....
Cela dit j'ai autant apprécié le film que le livre, j'ai bien aimé la façon dont la caméra nous donnait l'impression que Markus était un type banal, on floutant sa tête (notamment sur l'affiche du film), et au début du film si on avait pas été au courant on aurait pu croire qu'il n'était qu'un figurant!
Petit clin d’œil à Emilie Simon qui fait une très brève apparition dans le film et ça, et bien ça m'a fait plaisir!  


Si vous n'êtes toujours pas convaincu, il reste encore une belle raison d'aller voir le film et c'est bien sûr la BO réalisée entièrement par Emilie Simon, ce n'est pas son premier essai au cinéma puisqu'elle nous avait déjà composé la (splendide) BO de  La marche de l'empereur. 
L'auteur lui écrivit une lettre pour solliciter sa participation et elle avait déjà composé quelques chansons qui pourraient convenir pour le film, Emilie Simon a écrit et composé Franky Knight, pour son compagnon, l'ingénieur du son François Chevallier, décédé de la gripe H1N1 il y a quelques années. Cet album est un exutoire, mais quel exutoire! Les chansons en sont belles à pleurer, elle nous avait déjà habitué à du lourd mais là c'est du très lourd! Je recommande cet album qui ne cesse de tourner en boucle ici!

Voici un extrait intitulé Mon bel amour : (si vous n'êtes pas bouleversé par sa voix....)




Et petit cadeau de la maison, voici les paroles:

Si je pouvais bâtir,
un soleil, un empire
pour toi,
sans hésiter
cent milles fois,
je le ferais

si je pouvais tout changer

et si je pouvais braver
la mort, j'irais te chercher
plus jamais je ne te quitterais

si les lumières du matin pouvaient ramener tes mains, ton corps et ta chaleur,

mon amour
non, je n'aurais plus peur

quand je ferme les paupières

j'entends ta voix et j'espère
pouvoir enfin, retrouver
mon bel amour pour l'éternité